Mc 15,15 QUI EST RESPONSABLE DE LA MORT DE JÉSUS

Publié le par GITANS EN EGLISE

Mc 15,15  QUELS FURENT LES VRAIS RESPONSABLES

DE LA MORT DE JÉSUS ?

 

Est-ce Pilate ?... Les chefs Juifs ?... La foule ?... Qui ?...

La première responsabilité semble être celle de Pilate qui donne l’ordre de mettre à mort Jésus (Mc 15,1-15 ; Jn 18,28 à 19,16) ; il semble avoir livré Jésus par faiblesse et comme à contre cœur ; il avait compris que Jésus était victime d’un règlement de compte ; il a affirmé qu’il ne voyait pas en quoi Jésus était coupable. Si finalement il a abandonné Jésus, c’est sous la pression populaire. Comme haut fonctionnaire, il a manqué gravement à son devoir. On à affaire à un cirque plus qu’à un procès !

Responsabilité aussi des soldats romains qui exécutèrent la condamnation (Mc 15,16 et ss).

            Les vrais responsables de cette affaire monstrueuse, ce sont les chefs religieux, les notables juifs (Mc 14,53-65 ; Jn 11,45-53 ; 18,13.19.24). Depuis longtemps ils avaient décidé de « liquider » Jésus (Mc 3,6), tout simplement parce que Jésus dénonçait leurs agissements, contestait leur pouvoir et leurs prérogatives, menaçait un équilibre politique fragile. Alors ils ont livré Jésus comme séditieux, sachant que ce n’était pas vrai, pour obtenir la grâce de Barrabas et sa condamnation. Ils ont fait preuve d’une haine et d’un cynisme révoltant.

            La foule est-elle responsable ? Mais de quelle foule s’agit-il ? Les manifestants devant le tribunal devaient être peu nombreux ; un certain nombre pouvaient être à la solde des grands prêtres.

            Le récit est indulgent pour Pilate, mais sévère pour les Juifs.

            En fait, nos péchés sont la vraie cause de la mort de Jésus !

Ne jetons la pierre à personne d’autre !

Que veut finalement révéler Marc ?

                        Par l’évocation de la brutalité des gardes et des soldats, et par le déroulement du jugement romain, Marc veut montrer Jésus silencieux au milieu de l’enfer de la foule hurlante. Il témoigne ainsi que Jésus est entièrement livré à la méchanceté gratuite et ingrate des hommes, mais dans une totale communion avec son Père qui révèle à travers lui sa patience, sa miséricorde et son amour infini et universel.

 

Publié dans MARC

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