Mc 15,20b-21 JÉSUS SUR LE CHEMIN DU GOLGOTHA

Publié le par GITANS EN EGLISE

Mc 15,20b-21  JÉSUS SUR LE CHEMIN DU GOLGOTHA

( voir aussi Matthieu 27,31b-32 ; Lc 23,26-32 )

Le récit de Marc est sobre mais précis. Il ne fait que signaler le « chemin de la croix ».

Le supplicié doit porter lui-même la poutre transversale de la croix, la poutre verticale étant déjà plantée en terre. Il suffira, une fois arrivé sur place, de fixer les bras à la poutre transversale, par des cordes ou des clous et de hisser cette poutre en haut de la poutre verticale pour que le crucifié soit suspendu. On terminera en lui fixant les pieds à la poutre verticale.

v. 20b: « Puis ils emmenèrent Jésus pour le crucifier. »

Le droit juif et romain exigeait que les exécutions capitales soient faites hors des murs d’une ville. L’épître aux Hébreux rappelle que « les corps des animaux dont le grand prêtre porte le sang dans le sanctuaire pour l’expiation du péché sont brûlés hors du camp » (He 13,11 ; voir Lv 16,27).

C’est pourquoi « Jésus, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert en dehors de la porte » (He 13,12).

Déjà nous lisions dans la parabole des vignerons meurtriers qu’ils tuèrent le fils bien-aimé (Mc 12,6) et le jetèrent hors de la vigne ((12,8).

La mission expiatrice que Jésus accomplira par sa mort se trouvait donc signifiée par la sortie de Jérusalem (Mc 15,20b).

v. 21 : « Et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs.

   

Jésus étant très affaibli par les mauvais traitements des soldats, risque de mourir en chemin. Les soldats réquisitionnent alors un passant parfaitement identifié, pour porter jusqu’au Golgotha la poutre transversale à la place de Jésus.

Au début (v.21) et à la fin de ce récit (v.40) Marc signale la présence de personnes connues de la communauté.

Ici il s’agit de Simon venant de la province africaine de Cyrénaïque, père d’Alexandre et de Rufus, deux chrétiens apparemment connus des lecteurs de Marc. Il s’agit peut-être de Rufus dont parle Saint Paul, lorsqu’il écrit précisément aux Romains (Rm 16,13), destinataires de l’Évangile selon saint Marc.

Au v. 40, il s’agira des femmes galiléennes, dont « Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé ».

Les destinataires de l’Évangile se trouvent ainsi vivement concernés par l’histoire.

Publié dans MARC

Commenter cet article