Mc 4,30-32 LA PARABOLE DE LA GRAINE DE MOUTARDE

Publié le par GITANS EN EGLISE

Mc 4,30-32  LA PARABOLE DE LA GRAINE DE MOUTARDE

 

 

L’élément essentiel de cette parabole est la disproportion évidente qu’on voit entre l’état originel et le plein épanouissement d’une graine de moutarde, c’est-à-dire entre le ministère de Jésus où le Royaume de Dieu commence à être annoncé et réalise (1,14-15 ; 3,26), puis le moment où il s’étendra à tous les peuples. Les espoirs d’Israël furent déçus par la carrière de Jésus ; un jour viendra où tous les peuples entreront dans le Royaume inauguré par Jésus (Ez 17,22-24 ; 31,5-6 ;Dn4,7-10,17-19).

En plus du contraste entre deux états de la même semence, c’est la continuité qu’il faut voir en cette croissance.

La parabole visait à nourrir la foi et l’espérance des disciples de Jésus : le Royaume de Dieu leur était donné (Mc 4,11) ; il grandirait sûrement, bien qu’on ne sache pas comment (4,27).

            v. 30 : « Jésus disait encore : “À quoi pouvons-nous comparer le Règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? »

            v. 31 : « Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. »

            v. 32 « Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

            Cette petite parabole parle de la croissance du Règne de Dieu, en montrant en image que du plus petit peut sortir le plus grand ! Face à la réalité ambiante, à l’Évangile mal accueilli, à la persécution juive et romaine, à la petitesse des commencements, les auditeurs de Marc avaient besoin d’entendre cette promesse d’une expansion prodigieuse du Règne de Dieu.

            Tout commence avec Jésus, par son humble prédication sur les routes de Galilée. Il s’entoure de douze disciples bien modestes, qui ont bien du mal à tout comprendre. C’est pourtant avec eux que Jésus va poursuivre sa prédication de la Bonne Nouvelle et c’est eux qui vont prendre le relai avec mission de la porter jusqu’aux extrémités de la terre.

            Et c’est ainsi que toutes les nations ont été touchées par la force divine de l’Évangile. On ne soupçonne pas ce que sera le Royaume de Dieu arrivé à son terme.

            Jésus a voulu donner ici à ses disciples, par cette parabole, - et Marc aux chrétiens persécutés de Rome – la force de se mettre avec confiance au service d’un très humble départ.

            C’est encore ici le thème de la puissance souveraine de l’Évangile. L’Évangile est un message de confiance et de patience pour tous les temps.

            Il vaut pour l’éducation humaine et chrétienne des jeunes d’aujourd’hui.

            Il vaut pour l’évangélisation d’un milieu social ou d’un pays entier.

            Il vaut pour l’avancée lente dans le monde de la justice et de la paix.

            Il vaut pour la réunion difficile des églises chrétiennes encore séparées…

Il faut semer, mais une fois semé, la graine de l’Évangile dépassera, par ses effets dans le monde, toute espérance.

Quelle leçon d’Évangile ! Quelle leçon de confiance ! (cf. Ez 17,22-24).

Peut-être faut-il ici nous accuser de notre peu de patience

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Publié dans MARC

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