Mc 13,24-27 LA VENUE DU FILS DE L'HOMME

Publié le par GITANS EN EGLISE

Mc 13,24-27  LA VENUE DU FILS DE L’HOMME

( voir aussi Matthieu 24,29-31 et Luc 21,25-28 )

Situé au centre du discours apocalyptique, ce passage sur la venue du Fils de l’homme en constitue l’incontestable sommet.

Voilà la suite de la grande épreuve : ce sont les derniers jours, le temps de la fin…

v. 24 : « En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat. »

v. 25 : « Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. »

Jésus utilise le langage convenu des apocalypses (qu’il ne faut surtout pas prendre au pied de la lettre), pour annoncer l’intervention de Dieu à la fin des temps ; il s’agit de sa victoire définitive sur les forces du mal ; c’est lui qui a la main sur toutes choses et qui aura le dernier mot.

Cette description réunit un lot de traits qu’employaient des prophètes de l’Ancien Testament pour décrire le jour où il y aurait une transformation radicale de l’univers tout entier (Isaïe 13,10 ; 34,4 ; Ézéchiel 32,7-8 ; Joël 2,10 ; 3,3 ; 4,15). Cette description du cosmos prépare l’annonce de la venue du Fils de l’homme.

Comme les anciens ignoraient tout des lois du cosmos, ces versets sont à interpréter dans leur sens symbolique ; ils ne décrivent pas des perturbations cosmiques précises, mais expriment la frayeur des témoins de ces derniers moments.

Pour ceux qui sont dans la souffrance et l’oppression, l’écroulement d’un univers inhumain est perçu comme une délivrance, comme les signes d’une nouvelle création.

v. 26 : « Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. »

v. 27 : « Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel ».

Le Fils de l’homme est un être céleste qui, porté par les nuages – donc visible de partout et par tous – vient juger les hommes ou, du moins, réunir les élus qu’il introduira dans le monde céleste d’où il était venu (Daniel 7,13-27), où il partagera avec eux sa royauté universelle (Daniel 7,18.27). Il reçoit de Dieu tout pouvoir pour maîtriser les forces du mal (Daniel 7,13-14).

Jésus se désignera souvent comme Fils de l’homme (Marc 8,31 ;9,31 ;10,33 ; surtout 8,38).

Paul décrira aux Thessaloniciens le retour du Seigneur Jésus qui réalisera la venue glorieuse et salvatrice du Fils de l’homme pour le bénéfice de tous les hommes, morts ou vivants (1 Thessaloniciens 4,16-17 ; 5,9-10).

L’épitre aux Romains ira plus loin : alors, la création tout entière participera à la gloire des enfants de Dieu ; elle passe déjà par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. (Romains 8,19-22).

C’est un de ces événements à propos desquels il ne faut pas sous-estimer la puissance de Dieu (Marc 12,24).

Le passage s’achève sur une note optimiste : Dieu vient rassembler les justes de toutes les nations et de tous les temps. C’est la naissance du monde nouveau ouvert à tous. C’est le triomphe de l’espérance.

Mais quand cela viendra-t-il ? Les versets suivant veulent y répondre…

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