Mc 3,7-12 DES FOULES NOMBREUSES VIENNENT À JÉSUS

Publié le par GITANS EN EGLISE

Mc 3,7-12  DES FOULES NOMBREUSES VIENNENT À JÉSUS

 

( voir aussi Matthieu 4,24-25. 12,15-16 et Luc 6,17-19 )

 

Ce texte a les traits d’un sommaire qui veut laisser l’impression que la popularité de Jésus grandit dans le peuple, malgré l’opposition qu’il rencontre en certains milieux.

Qui est-il donc, pour provoquer d’aussi vives réactions dans deux camps opposés ?

            v. 7 : « Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ; »

            v. 8 : « et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu’il faisait, et ils vinrent à lui.

            Au terme des cinq controverses où se sont exercées dans l’affrontement, l’autorité et la puissance de Jésus, Marc insiste à la fois sur le besoin de Jésus de faire une pause dans le calme, avec ses disciples ; et en même temps sur la ruée des foules qui affluent vers lui de toutes parts. La seule Parole de Jésus a été capable de déclencher ce mouvement de grande ampleur. Jésus n’aura pas eu beaucoup de temps pour se reposer !

Il y a à la fois le monde juif (Galilée, Judée, Jérusalem) et les nations plus ou moins païennes (Idumée, Tyr et Sidon) qui accourent vers Jésus, avant même qu’il ne commence à former un nouvel Israël en choisissant ses Douze Apôtres (vv.13-19).

En décrivant la foule qui vient de partout, Marc offre une vue panoramique qui embrasse toute la province de Syrie occidentale (vv.7-8). Le parcours est circulaire : du Nord au Sud (Idumée) ; puis de l’Ouest à l’Est (Transjordanie) ; et enfin retour au Nord et à l’Ouest (Tyr et Sidon).

v. 9 : « Jésus dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu’il ne soit pas écrasé par la foule. »

v. 10 : « Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. »

La puissance de salut qui se déploie en Jésus apparaît dans les guérisons et les exorcismes qu’il opère. Le Royaume de Dieu s’est vraiment approché des hommes (cf. 1,15).

Jésus fait face à cette arrivée massive de populations ; il s’organise, sans oublier les mesures de sécurité (cf. v.9)

Jésus a dû parler à cette foule pendant des heures… Et les foules l’écoutaient sans se lasser… C’était la première mission de Jésus, celle d’enseigner.

Il est vrai que de nombreux malades attendaient la guérison qui jaillissait de lui avec une telle abondance qu’il en était presque débordé, “écrasé” dit le texte… Les gens “se précipitaient sur lui”… De même les possédés étaient libérés (v.11). C’est la seconde mission de Jésus, celle de guérir.

Tout est dit du Ministère de Jésus, qui ne peut encore dévoiler ses titres véritables (v.12), sous peine d’entretenir le faux espoir d’un monde qui serait débarrassé de tout mal.

v. 11 : « Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : “Tu es le Fils de Dieu !”

v. : « Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. »

Du spectacle des foules, on passe au mystère intime de Jésus. Ce sont les “esprits mauvais” qui, grâce à quelque lumière spéciale, dévoilent l’identité de Jésus sous de nouveaux aspects. Ils le font plusieurs fois chez saint Marc (1,24 ; 5,6-7). Plutôt que de contester le bien-fondé de leur confession, Jésus leur commande de se taire. Le moment n’est pas encore venu de pouvoir affirmer que Jésus est le Fils de Dieu. D’où la consigne de silence. Jésus refuse toute popularité ambiguë. Il n’est pas qu’un guérisseur ; il est d’abord porteur d’une Bonne Nouvelle que la guérison vient confirmer. Jésus se méfie d’un enthousiasme populaire qui risque de tout fausser. C’est le sens du silence qu’il impose pour le moment.

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Publié dans MARC

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